La première école alternative de Chaudière-Appalaches ouvre à Saint-Charles
Vendredi 18 septembre 2026

Portée par des parents, l’école de l’Étincelle à pédagogie Freinet a accueilli ses premiers élèves à la rentrée 2026. Une première dans toute la région, installée dans l’ancien couvent du village.
Tout a commencé par une idée de parents. En 2024, un petit groupe de mères et de pères de Bellechasse rêvait d’une école où les enfants apprendraient autrement, par projets, à leur rythme, avec les parents dans la classe. Deux ans plus tard, leur rêve a une adresse : le 2829, avenue Royale, à Saint-Charles.
Un vote décisif en janvier 2025
Le 10 décembre 2024, plus d’une centaine de personnes remplissent le gymnase de l’école secondaire pour une soirée d’information. L’appel d’intérêt qui suit recueille 134 préinscriptions. Le 28 janvier 2025, le conseil d’administration du Centre de services scolaire de la Côte-du-Sud donne son aval : une école alternative ouvrira à l’automne 2026 dans les locaux de l’Étincelle, libérés par l’ouverture de l’école des Perséides.
« Cela prenait des parents intéressés, un centre de services scolaire ouvert d’esprit et des enseignants prêts à adhérer à cette pédagogie », résumait Tania Bolduc, membre du comité fondateur avec Lydia C. Gendron.
La pédagogie Freinet, c’est quoi ?
Le programme du ministère est le même que dans toute autre école. Ce qui change, c’est la manière : apprentissage par projets, coopération entre élèves, travail centré sur les passions et le rythme de chaque enfant, et une implication concrète des parents. Deux écoles Freinet existent à Québec depuis longtemps. Celle de Saint-Charles est la première sur la Rive-Sud et la première école publique à pédagogie alternative de toute la Chaudière-Appalaches.
Un couvent de 1886 qui retrouve des enfants
Le bâtiment a lui-même une belle histoire. Construit en 1886 par les Sœurs de la Charité de Québec, l’ancien couvent abrite aussi la bibliothèque Jacques-Labrie. « Ça a du charme, ça a une âme, comme la pédagogie Freinet », disait Tania Bolduc devant le chantier de mise aux normes, à l’automne 2025.
En janvier 2026, le Centre de services scolaire annonçait le succès des inscriptions : plus de 70 élèves, de la maternelle à la 5e année, répartis en quatre classes, venus de Saint-Charles, des municipalités voisines et même de Lévis. Une dizaine d’enseignants ont suivi une formation spécialisée pendant l’année.
Le maire Pascal Rousseau s’en réjouissait dès le départ : « Cette école deviendra rapidement très populaire, j’en suis certain. »

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