275 ans d’histoire : Saint-Charles a fêté en grand

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275 ans d’histoire : Saint-Charles a fêté en grand

Vendredi 18 septembre 2026

Le souper festif du 275e, le 18 mai 2024
Le souper festif du 275e, le 18 mai 2024. Photo : Loisirs de Saint-Charles.

Fondée en 1749, Saint-Charles-de-Bellechasse a célébré son 275e anniversaire tout au long de 2024. Retour sur une année de festivités et sur quelques pages étonnantes de notre histoire.

En 2024, Saint-Charles soufflait 275 bougies. Souper festif sur tapis rouge le 18 mai, Parc en fête aux couleurs du patrimoine au Parc riverain de la Boyer, salutation officielle à l’Assemblée nationale, numéro spécial de la revue Au fil des ans de la Société historique de Bellechasse : le comité des loisirs et les bénévoles n’ont pas ménagé les occasions de se rassembler.

Le Parc en fête, une plongée dans le passé

L’édition 2024 du Parc en fête a pris la forme d’un voyage dans le temps. Une bibliothèque vivante permettait d’emprunter un aîné pour écouter ses souvenirs. Philippe Gélinas faisait résonner des instruments de musique anciens, la fileuse Lucie Paré travaillait la laine, des citoyens circulaient en costumes d’époque et la conteuse Valou Forest racontait la rivière. Pique-nique sur nappes carreautées, balles de paille et jeux pour tous complétaient le tableau.

Cinq choses à savoir sur Saint-Charles

Un nom de seigneur. La paroisse est érigée en 1749 par Mgr de Pontbriand, évêque de Québec, sous le patronage de saint Charles Borromée, en l’honneur du seigneur Charles Couillard.

Une église bâtie par-dessus l’autre. L’église actuelle, construite de 1827 à 1829 selon les plans de Thomas Baillairgé, a été érigée autour de la première, démolie une fois la charpente et le toit terminés. Ses pierres ont servi à monter les premiers murs du cimetière.

Des Acadiens dans l’Hêtrière. Après la déportation de 1755, de nombreuses familles acadiennes ont trouvé refuge sur nos terres. Une plaque au mur du cimetière rappelle ceux qui y reposent.

Un patriote pendu à son moulin. En 1760, le capitaine de milice Joseph Nadeau, meunier, est pendu à l’aile de son propre moulin à vent sur ordre du gouverneur Murray pour avoir soutenu l’armée française. Une plaque marque le lot qui lui avait été concédé.

La reine à la gare. Le 12 juin 1939, le roi George VI et la reine Elizabeth font un arrêt à Saint-Charles lors de leur traversée du Canada en train. Des enfants du village leur offrent des fleurs.

Un village d’éducation

Bien avant les Perséides, Saint-Charles comptait déjà dix écoles, dont huit écoles de rang. Deux ont survécu : l’école no 3 du Bas du Nord, restaurée par la Société historique, et celle du rang 7 de l’Hêtrière Ouest, devenue Les Jardins de la vieille école.

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